De l’acceptation de soi

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Je ne sais pas vraiment comment commencer cet article, de peur de paraître prétentieuse. Pourtant, à bien y réfléchir, il n’y aurait aucune raison de penser ça. Mais malheureusement, encore de nos jours, une personne qui s’accepte, ou pire, une fille qui a confiance en elle, peut passer très vite pour quelqu’un de pédant. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce n’est pas le cas de la majorité des gens, et que les minorités sont toujours décriées. Ainsi, la confiance en soi est quelque chose de mal vu et de mal pris, alors que cela devrait être quelque chose de naturel à encourager.

Mais nous ne sommes pas encouragés à nous aimer. Nous sommes sans cesse comparés, rabaissés. A l’heure où les médias, les réseaux sociaux et autres nouvelles technologies pourraient exposer la diversité de tous, ils développent encore plus la fausse suprématie d’un type. Il suffit de se perdre 5 minutes sur Instagram pour s’en rendre compte… On nous fait croire à certaines révolutions comme les modèles alternatives, les seniors ou encore les plus size, mais au fond rien ne change, et la pression sur les épaules des jeunes femmes complexées reste inchangée.

Nous n’osons pas être différents, nous n’osons pas nous exposer, nous mettre en avant, ou simplement nous dévoiler réellement. Par peur du jugement. Mais pire que le jugement des autres, le plus dur à surpasser, c’est bien le jugement que l’on porte envers soi-même. Nous sommes trop durs avec nous même. Cela peut être compréhensible, puisque 1. nous ne ressemblons pas à cet idéal utopique que l’on essaie de nous vendre sur tous les supports à grand coups de Photoshop, 2. s’aimer est mal, car signe de narcissisme et donc d’arrogance, d’immodestie et de suffisance…

Alors évidemment, vu comme ça, à quoi bon ? Mais, et notre bien-être, dans tous ça ? Etre bien dans son corps est la base et le point de départ d’un bien être plus grand et plus global. La confiance en soi apporte notamment la confiance en l’autre. L’on dit souvent qu’il faut apprendre à s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer l’autre. Je pense que c’est tout à fait vrai. Ou tout du moins, – avant de BIEN pouvoir aimer l’autre, je dirai. Mais ceci est un autre sujet que je développerai éventuellement plus tard ! Mais alors, comment apprendre à s’aimer et prendre confiance en soi ?

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Ecouter et accepter

Apprenez à écouter vos proches, les personnes qui vous aiment ou bien même les personnes qui vous découvrent. Apprenez à entendre les compliments, à les recevoir et à les accepter. Arrêtez la fausse modestie, balayez la gêne et vos convictions personnelles que sont vos complexes. Si l’on vous dit que vous êtes belle, que quelque chose est beau chez vous, même si ce n’est pas votre point de vue (pour le moment) ne démentez pas, croyez le, et remerciez. Gardez le dans un coin de votre tête. C’est important de pouvoir être rassurée, tout du moins au début du processus.

J’ai personnellement mis longtemps à entendre ceux qui me disaient que j’étais “jolie”, “bien faite”, ou que mes fesses n’étaient pas si plates et mon nez pas si gros. Je pensai qu’ils n’étaient pas sincères, qu’ils disaient cela pour me faire plaisir (hors c’est moi qui n’était pas sincère avec moi même). Mais aujourd’hui je sais que ce n’était pas le cas, et qu’en plus ils avaient raison ! C’est vrai que je ne suis pas si pire après tout. Et vous verrez que les gens sont bien plus contents quand vous êtes d’accord avec eux, que quand vous vous plaignez de vos complexes – qui ne devraient pas en être 😉

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Arrêter de se comparer

Arrêtez de vous faire du mal. Il est inutile de regarder avec envie telle célébrité ou telle autre “modèle”, cela ne sert qu’à se créer de nouveaux complexes ! Bien sur, je ne vous dis pas de vous couper du monde et de vous priver de toute source d’inspiration. Mais si vous êtes tentée de vous comparer à une mannequin ou même à une simple fille croisée dans la rue, rappelez vous tous ces petits compliments que l’on vous a glissé, et réalisez que vous avez vos propres atouts ! Cette fille a de longues jambes fines ? OK, soit. Mais vous, vous avez des plus gros seins. Et toc.

Les filles que je trouve jolies, je préfère en faire des inspirations que de véritables exemples et modèles… Je reconnai facilement qu’une fille peut être belle, mais plus belle que moi ? Oui, possible, aux yeux d’un autre, certainement. Mais pour moi, elle est juste différente, et heureusement ! Nous ne sommes même pas comparables, et je n’aimerai pas ressembler à une autre – quelle tristesse ça serait. J’envie plus souvent un look par exemple qu’un véritable physique, et dans ce cas je m’en inspire, car après tout si ça se trouve ce look m’ira même mieux qu’à elle 😀

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Apprendre à se mettre en valeur

Attention, par se mettre en valeur, j’entend A VOS YEUX, et non pas pour plaire aux autres, même si parfois les 2 peuvent se rejoindre… Cherchez ce qui vous plaira à vous d’abord, ce dans quoi vous vous sentez à la fois jolie, mais aussi à l’aise – c’est important. Bien sur cela peut prendre du temps… Mais vous verrez qu’une fois que vous serez bien dans vos baskets (ou escarpins, ou charentaises), les autres n’auront rien à redire sur le style que vous avez choisi, ou tout du moins cela ne vous atteindra même pas ! Et alors, vous pourrez oser de plus en plus, et (vous) plaire comme ça.

Pour moi cela a pris des annééeees à savoir ce qui m’allait le mieux, niveau vêtements, maquillage, coiffure… Je suis passée par des essais plus ou moins fructueux, et je me suis rendue finalement compte qu’un simple trait de liner, une frange, ou encore un jean peuvent changer beaucoup, beaucoup de choses. Parfois bien sur je préfère m’en fiche et porter quelque chose qui me plait ! Dans tous les cas, tant que je me sens bien, soit parce que ça me met en valeur, soit parce que j’aime le vêtement en lui même, c’est le principal et ça se reflète dans mon comportement.

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Se découvrir et se révéler

Ces premières étapes passées – c’est déjà très bien et une grosse partie du travail – mais il est temps d’aller plus loin, de se surpasser. Faites quelque chose que vous n’auriez jamais osé faire avant, quand vous étiez moins bien dans votre peau. Demandez conseil à vos amies, il est certain qu’elles vous trouveront quelque chose pour vous donner un coup de pied aux fesses ! Prendre des cours de théâtre, ouvrir votre blog, ou juste aborder ce garçon ? Sortez de votre zone de confort et multipliez les expériences, vous verrez que vous n’en ressortirez que toujours plus confiante.

Pour moi, ça a bien sur été la photographie. Après quelques temps derrière l’objectif et des rencontres avec plusieurs collègues, on m’a proposée de passer DEVANT l’objectif. Je ne comprenai pas vraiment pourquoi l’on me demandait ça à moi ! J’ai fini par accepter d’essayer avec une personne de confiance d’abord. Au début, je n’aimai pas du tout mon image. Mais les photographes m’assuraient que je m’en sortai bien, j’ai choisi de leur faire confiance et j’ai reçu de plus en plus de propositions. Aujourd’hui, je n’ai aucun souci à poser et à apprécier les photos de moi 🙂

confiance en soi

Y croire

Répétez vous : je suis unique, je suis différente, moi aussi je suis belle et je plais. C’est certainement la clef de tout, mais aussi l’étape la plus difficile. Il faut réussir à s’auto-convaincre. Tous les points précédents ne sont que des vecteurs pour aider à se rappeler sans cesse que oui, vous pouvez être jolie, confiante et forte, et qu’il suffit pour cela de croire en vous. Tout est dans la tête, laissez votre corps tranquille, il est très bien comme il est. Ne cherchez plus à changer, fini les souffrances, contraintes et privations ! La seule chose à changer, c’est votre attitude, superficielle et profonde.

Bien sur, tout cela peut parait très facile à dire et beaucoup plus difficile à faire. Moi même, je ne suis pas encore totalement arrivée au bout de tout ce processus, et c’est aussi pour m’encourager que je le couche par écrit aujourd’hui. J’espère néanmoins que cela pourra vous aider un petit peu. Votre corps est unique, vous n’en avez qu’un et vous ne pouvez pas en changer. Alors, acceptez le, prenez en soin et apprenez à vivre avec. Mieux, apprenez à l’aimer, car il est beau même dans ses soit disant défauts… Et s’il l’est à vos yeux, il le sera pour sur aux yeux de quelqu’un d’autre !

Photos par Vanessa

Et puis au pire…

Hello you again ! Mais dit donc, ne serait-ce pas un nouveau look ? Vous avez du mal à y croire hein ? Et pourtant il est bel et bien là, enfin ! Et oui car hier, avec les copines blogueuses Nesrine et Marion, nous avons bravé le vent, le froid et la pluie dignes d’un mois de novembre pour aller faire quelques photos… Nous avons trouvé ce petit spot abrité qui collait parfaitement à l’esprit “street” de ma tenue, et c’était parti !

Voici donc typiquement le genre de look pas prise de tête que j’aime adopter à la mi-saison : un slim taille-haute, un tshirt loose, une paire de sneakers, un sac à dos et BAM ! Ça fait des chocapics. Pour cette fois-ci, j’ai peaufiné tout cela en apportant à cette base une petite touche #tumblr esprit 90’s avec quelques accessoires, histoire de vous proposer quelque chose d’un peu sympa tout de même 😉

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Amitié et réciprocité, une équation compliquée

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Une nouvelle étude vient de tomber, et d’après celle-ci, une relation amicale sur 2 ne serait pas réciproque. Cette affirmation aurait pu me choquer, ou tout du moins me laisser largement dubitative il y a quelques temps, mais aujourd’hui cela ne me surprend pas le moins du monde d’apprendre ce résultat. Il faut croire qu’en quelques années, je suis passée de gamine complètement naïve à jeune femme un peu plus avertie

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Interruption de vos programmes pour un flash spécial

Je bouleverse un peu le programme de publication de mon blog aujourd’hui, parce qu’il le faut. Je vous avait prévu 2/3 articles plus sympathiques, mais là j’ai besoin d’ouvrir ma grande bouche et de remettre quelques pendules à l’heure…
L’association Mémoire Traumatique et Victimologie vient de révéler une enquête sur les représentations du viol et des violences sexuelles chez les Français, et les chiffres qui en résultent m’ont juste fait vomir, ravaler mon vomi, et re-vomir.
Je suis scandalisée. Choquey et déçue comme on dit. Je vais donc reprendre les principaux résultats un à un, et tenter de remettre “doucement” les points sur les i, car je crois que quelques rappels sont nécessaires. De façon urgente et importante !

enquete sur les representations du viol
Photo par moi-même, prise au naturkundemuseum de Berlin.
76% estime que “les femmes ont plus tendance à considérer comme violents des événements que les hommes ne perçoivent pas comme tels”

OK. Ça commence bien. Que vous dire… Peut être que les femmes perçoivent plus de violence parce que ce sont elles les principales victimes, non, tu crois pas ? LES FILLES : si vous considérez avoir été violée ou agressée, vous l’avez été. Point. La seule vérité est votre propre ressenti et votre vécu personnel. Personne d’extérieur ne peut juger de cela. Je ne ferai pas toute une étude sociologique et psychologique sur ce qui pourrait expliquer un tel chiffre mais voilà, le principal est juste de savoir que vous mesdemoiselles, si vous pensez être une victime, vous avez surement de très bonnes raisons à cela. Et vous, messieurs, si l’on vous dit que vous avez été violents ou même juste un peu trop loin, vous n’avez pas à remettre en question notre perception. Car au fond, les limites sont celles que l’on se met à nous, pas celles que les autres tentent de vous imposer.  Next.

25% pense que “les femmes sont moins sûres de ce qu’elles veulent que les hommes”

Oui, bien sur, c’est bien connu. Toutes les femmes sont complètement bipolaires et changent d’avis toutes les 5 minutes, que ce soit pour choisir une paire de chaussures, ou savoir si elles ont envie de coucher ou pas. Une bonne fois pour toute, et très clairement : un NON est un NON. Une femme est un être intelligent et indépendant capable de réflexion, qui n’a pas besoin du mâle pour décider de quoique ce soit. Merci bien bonsoir.

19% considère que “beaucoup de femmes qui disent non à une proposition de relation sexuelle veulent en fait dire oui”

Relire le paragraphe précédent. Et si le doute persiste, je répète : un non est un non. Les “non mais oui”, “non enfin peut être”, “non mais je sais pas” sont très, très rares, voir n’existent que dans les films (pornos ou pas d’ailleurs). Et puis, il y a plein d’autre signaux indicateurs à décrypter si le doute persiste quand même : mains en avant, sourcils froncés, tout ça tout ça. Les excuses comme “j’ai la migraine”, “je suis fatiguée”, voir cas particulier du “on est juste amis” (désolée pour la friendzone budy) ou tout simplement les “j’ai pas envie” et “pas ce soir” sont aussi à traduire irréfutablement comme des “non”. Bref, toute forme de refus et de râteau plus ou moins clair = no, please god no. C’est comme ça.

21% estime que “les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d’une relation sexuelle”

Je n’ai qu’une chose à dire : arrêtez les films X, ou tout du moins arrêtez de croire que ça se passe comme ça dans la vraie vie… 90% du plaisir féminin est psychologique. Oui, pour nous, tout se passe dans la tête. Alors si il n’y a pas d’envie, il n’y a pas de plaisir. C’est aussi simple que ça.

40% pense que “la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a eu une attitude provocante” / 27% un look sexy

Mpougbjzlrujbgbf. Et vive le slut-shaming et la culture du viol ! Les mots me manquent, maman j’ai envie de pleurer. Il n’y a pas que vous les hommes, la séduction et la reproduction dans la vie. Il y a plein de raisons qui font que l’on peut avoir envie de se trémousser en décolleté sur un podium, ou de twerker en mini jupe sur un comptoir. Parce que l’on se sent bien, parce que l’on veut rigoler entre copines, parce que l’on vient d’acheter le sac à main de nos rêves et qu’il faut fêter ça (2nd°). Ce n’est pas nécessairement un appel à la relation sexuelle, loin de là. Pigé ?

24% considère qu’une “fellation ou qu’un acte de pénétration avec le doigt ne sont pas des viols”

Bien sur. Et mon petit poing dans ta figure, c’est une tendre caresse sur la joue ? Je peux vous assurer qu’un doigt, une bite, ou une corne de licorne, c’est pareil, le traumatisme sera le même. Quand à la fellation, rappelle toi petit quand on te forçait à avaler tes choux de Bruxelles à la cantine, ne sentais tu pas déjà ta bouche souillée ? Alors imagine… Trêve de blabla, rien ne vaut un rappel du code pénal : tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Rien à ajouter.

41% soutient que “l’on peut échapper à un violeur si l’on se défend”

Hum, reprenons : “violence, contrainte, menace ou surprise”.  Qu’est ce qui n’est pas clair là dedans ? A moins d’avoir une force physique et mentale surhumaine, il est malheureusement souvent impossible de se dégager de l’emprise d’un agresseur déterminé. Ajoutez à cela la paralysie due à l’incompréhension, voir carrément l’état de choc, et vous vous retrouvez dans l’incapacité totale de vous défendre… Et oui.

44% pense que l’agresseur et un inconnu / 17% estime que “forcer sa conjointe à avoir un rapport sexuel n’est pas un viol”

On termine en beauté dit donc. Les chiffres dans la réalité sont pourtant tout autres : 90% des victimes connaissent leur agresseur. BIM. Voilà voilà. Oh, et le concept de “viol conjugal”, ce n’est pas qu’un concept justement, ça existe. Vraiment. C’est même répandu. Et puis “forcer à avoir un rapport” c’est la définition même du viol, non ? Compagne ou pas… Le conjoint, les exs, la famille (oui oui), les “amis”, connaissances plus ou moins éloignées sont les premiers tentés. Alors, ne tombons pas dans la parano, mais il faut le savoir. Le viol sauvage dans le coin sombre d’une rue est un mythe construit par les médias qui se régalent de ces rares cas. L’abus, et l’excès, de confiance d’un proche est bien plus courant. The end.